Photo Maraval
La Ferme

LA FERME – Une tradition familiale

 

La ferme des boucles du Viaur, c’est une longue histoire de famille…

Nos ancêtres étaient certainement paysans, mais les seuls témoignages dont nous disposons remontent à la génération de nos grands-parents.

En 1936, notre grand-mère paternelle, Cécile, aide déjà ses parents pour les travaux de la ferme. Elle a 12 ans. A l’époque on trouve sur la ferme 6 brebis, 6 vaches et 2 truies. La ferme s’étendait alors sur 12 hectares.

Le paysage était différent, la ferme n’était pas entourée de bois comme actuellement. La vallée était composée d’un mélange de très petites parcelles où l’on pouvait voir des animaux brouter l’herbe, toujours accompagnés du berger ; il y avait aussi beaucoup de vignes en terrasses !

 

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Brebis pâturant au bord du Viaur

En 1945, Cécile se marie avec Marius, son voisin qui vient alors s’installer sur l’exploitation. Ensemble, ils achètent 3 hectares de terre et augmentent leur cheptel. Ils ont alors 8 vaches, 20 brebis et 3 truies.

Cécile et Marius travaillent ensemble sur l’exploitation et élèvent deux enfants : Bernard, qui naît en 1946, et Nicole, de deux ans sa cadette.

C’est dans les années 50 que notre grand-père Marius commence à greffer ses premiers châtaigniers. Le paysage de la vallée n’est pas encore celui que nous connaissons actuellement. Les vignes cultivées en terrasses y sont encore nombreuses. Toutes les familles produisent du vin pour leur consommation personnelle. Quelques vieux murs appelés « paredous » en patois témoignent de cette époque. Les ruches, déjà présentes sur la ferme, permettent d’obtenir du miel consommé quotidiennement comme dessert sur une tranche de pain ou utilisé pour sucrer la tisane de la veillée.

En 1956 (ou 1957 !), le premier tracteur arrive à la ferme : un Massey Ferguson TEA 20 essence, que nous avons toujours.

Après quelques expériences professionnelles, d’abord chez un électricien puis chez un mécanicien soudeur, notre père Bernard décide de s’installer officiellement sur la ferme en 1974, il a 28 ans. Marié à Nicole, notre mère, ils élèvent ensemble 70 brebis, 10 vaches mais aussi des lapins et des poules. L’exploitation s’est agrandie et s’étend alors 22 hectares.

Au travers des générations, l’exploitation a toujours été basée sur les mêmes productions : les brebis, les vaches, les châtaignes et les produits de la ruche.

A la suite du départ à la retraite de Bernard, Cédric s’installe en 2006. Il exploite 56 hectares et élève 150 brebis et 15 vaches. Nicole, notre mère, prend sa « retraite » en 2008. Bernard et Nicole vivent encore sur l’exploitation et acceptent bien volontiers de nous donner un coup de main.

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Cédric et Benoît

En décembre 2007, je quitte mon emploi de responsable de coopérative agricole pour venir m’installer avec mon frère Cédric sur l’exploitation. Pendant un an, nous avons construit ensemble notre projet de GAEC. Pour nous adapter à la vallée et à ses contraintes, comme les générations qui nous ont précédés, nous choisissons alors de mettre en œuvre plusieurs élevages de taille limitée. Nous les conduisons en fonction de ce que produisent nos terres ; cette pratique extensive et raisonnée nous permet de respecter au mieux l’environnement, condition indispensable à la survie de nos productions.

Comme une évidence, le prolongement normal de cette façon d’exploiter est la vente directe de nos produits. Notre volonté a été, dès le départ, d’offrir une alternative à la production industrielle en misant sur la qualité de production au lieu de la quantité. Le tout à un prix abordable.

La Ferme des Boucles du Viaur voit officiellement le jour en décembre 2008.

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L’heure de la tétée

Aujourd’hui, les brebis sont au nombre de 230, les vaches, 28 et les abeilles, 70 ruches, si tout va bien ! La ferme produit environ chaque année 350 agneaux et 26 veaux. Nous récoltons également 900 kg de miel (les bonnes années !) et 1 200 kg de châtaignes fraîches dont une partie est transformée en crème de châtaigne par nos soins… le tout pour le bonheur de vos papilles…

Benoît

 
« En achetant directement à la Ferme des Boucles du Viaur, vous soutenez une petite structure agricole qui veille à maintenir la campagne vivante et utilise des méthodes de production respectueuses des animaux et des terres. »